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À Bordeaux, la préfète a annoncé ce lundi la mise en place de nouvelles mesures plus contraignantes pour lutter contre le retour du coronavirus. De quoi remettre en tension ses habitants.

« Dans cette rue, le port du masque est obligatoire », est-il inscrit sur de grandes banderoles à chaque extrémité de la rue Sainte-Catherine, la très célèbre avenue bordelaise, avec ses 1 200 mètres bordés de magasins. Mais que personne ne s’y trompe : c’est sur toute la rive gauche bordelaise, contenue dans ses boulevards, que le port du masque ne souffre d’aucune exception depuis maintenant plusieurs semaines.

Sylvain, grand trentenaire en costume trois-pièces, posé devant la cathédrale Pey-Berland : « Je ne suis pas Bordelais donc je ne suis pas au courant de tous les détails, mais je vois bien que tout le monde porte le masque, et je sais que la Gironde fait partie des lieux où ça devient chaud avec le coronavirus, alors je me dis qu’il vaut mieux se montrer prudent », confie-t-il masque vissé sur le visage.

Menace sur les restaurateurs

Effectivement, ils sont très peu à tenter de se promener dans les rues sans un masque plaqué sur la bouche. Et ils ont raison d’être prudents, car la préfète de Gironde a annoncé un renforcement des patrouilles pour verbaliser le non-port du masque. Police municipale, nationale… Ils sont de plus en plus nombreux à déambuler dans les rues bordelaises. Et il y en a qu’un contrôle inopiné inquiéterait plus que d’autres : les gérants de bars

« Mettez votre masque s’il-vous-plait », répète inlassablement Carine, serveuse dans un bar branché idéalement situé tout près de la place de la Victoire et de la rue Sainte-Catherine. Ses clients ont beau pour certains n’avoir que deux mètres à franchir entre leur table et son bar, Carine se montre intransigeante. Elle sait qu’en cas de non-respect de certaines mesures – pas de service debout, port du masque obligatoire pour les clients qui se déplacent – son établissement pourrait se voir imposer une fermeture dès le lendemain. « On est déjà suffisamment inquiets comme ça. On sait que si la contamination ne freine pas, la préfète imposera une fermeture des bars à 22h30 à partir de la semaine prochaine », souffle Carine. Une épée de Damoclès qui lui fait froid dans le dos, alors que l’activité redémarre bien en cette rentrée.

Quid cet hiver ?

« Pour l’instant, nous, on ne s’inquiète pas trop », tempère pour sa part Margaux, propriétaire d’un café-brunch très prisé des jeunes Bordelais, à deux pas de l’Hôtel de ville. « On préfère être optimiste et contrairement aux bars, on ne tourne pas le soir donc on a moins à craindre, c’est sûr », explique la jeune femme, dont l’établissement a moins de deux ans. « Mais c’est vrai que si ça continue comme ça, c’est le retour du froid qui va peut-être nous causer du souci, parce qu’on a un petit établissement, comme beaucoup de restaurateurs du centre-ville, et quand on ne pourra plus profiter de notre terrasse… Il ne faudrait pas que les mesures de distanciation soient renforcées », analyse-t-elle.

Julia de son côté, a d’autres préoccupations. « On devait aller à une soirée chez des amis. Beaucoup d’invités, bien plus que la dizaine autorisée désormais. Certains ont déjà dit qu’ils iraient quand même, mais moi j’ai un oral important dans deux semaines, je ne veux prendre aucun risque », explique l’étudiante de 23 ans. « Cette mesure-là va être difficile à faire respecter », redoute-t-elle. Une règle même cruelle pour certains, comme Maxime, obligé de prendre une décision difficile pour son mariage. « Il était prévu début juillet, on l’a repoussé à fin octobre, mais on va sans doute devoir encore le reprogrammer… » Quel autre choix a-t-il ?



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