#coronavirus


– Ce qu’il faut retenir du point de la DGS –


Jérôme Salomon a donné mardi un point d’information, alors que les chiffres quotidiens n’étaient plus communiqués par conférences de presse depuis le 1er mai. A l’issue de sa prise de parole, nous savons que 18.468 personnes sont hospitalisées (contre 21.600 la semaine dernière), soit 547 de moins qu’hier. En réanimation, le nombre de cas graves nécessitant ces services ont également baissé, passant de 1.998 à 1.894 en 24 heures malgré les 69 nouvelles admissions recensées aujourd’hui, qui maintiennent la tendance négative de la courbe des entrées en réanimation.

Cependant, le directeur n’a donné aucune mise à jour concernant le bilan humain depuis le début de l’épidémie. Rappelons qu’hier, ce bilan s’élevait à 28.239 morts, mais nous ne savons pas ce qu’il en est ce mardi.

– L’info spéciale du jour –


L’été ne stoppera pas la pandémie de Covid-19

Des études statistiques, conduites ces derniers mois malgré le peu de recul sur le nouveau coronavirus, ont établi une légère corrélation entre le climat et l’épidémie : plus il fait chaud et humide, moins le virus se propagerait. Les modèles publiés dans la revue Science ne contredisent pas la corrélation, mais la considèrent négligeable pour l’instant. « Nous prévoyons que les climats plus chauds et humides ne ralentiront pas le virus dans les stades initiaux de la pandémie« , explique la première auteure de l’étude, Rachel Baker, chercheuse en post-doctorat à Princeton. En l’absence de mesures de contrôle ou de vaccin, disent les auteurs de cette étude, le coronavirus va donc contaminer progressivement une plus grande partie de la population. C’est seulement après qu’il pourrait devenir saisonnier, comme ses « cousins », car pour l’instant la réserve de gens à infecter reste amplement suffisante pour assurer une progression rapide. « Le virus se propagera vite, quelles que soient les conditions climatiques« , ajoute la chercheuse. L’équipe a modélisé plusieurs scénarios pour le Sars-Cov-2, sur la base de ce qu’on a observé des virus de la grippe et de deux coronavirus connus, causant le rhume, et en simulant ce qui se passerait dans plusieurs régions du globe, sous différentes températures et niveaux d’humidité. « Nos résultats impliquent que les régions tropicales et tempérées doivent se préparer à des épidémies sévères, et que les températures estivales ne vont pas contenir la propagation des infections« , concluent les chercheurs.

En sciences


Un labo chinois pense pouvoir stopper la pandémie « sans vaccin »

Un médicament en phase de test à la prestigieuse Université de Pékin (« Beida ») permettrait non seulement d’accélérer la guérison des malades, mais aussi d’immuniser temporairement contre le Covid-19. Une étude sur cette recherche a été publiée le 17 mai dans la revue spécialisée « Cell ». L’étude y voit « un remède » potentiel contre la maladie et note qu’elle permet d’accélérer la guérison. Lors d’un entretien avec l’AFP, Sunney Xie, directeur du Centre d’innovation avancée en génomique de Beida, explique que le traitement marche chez la souris. Son laboratoire a prélevé des anticorps auprès de 60 patients guéris de la maladie avant de les injecter chez les rongeurs. Selon le professeur Xie, le traitement mis au point à Pékin pourrait lui offrir une immunité momentanée face au virus. L’étude révèle que si l’on injecte des anticorps à une souris avant de lui administrer le virus, elle reste à l’abri de l’infection. Cela permettrait de protéger des soignants pendant quelques semaines, voire quelques mois, espère le spécialiste chinois. « Nous pourrions stopper la pandémie avec un traitement qui marche, même sans vaccin« , espère-t-il. Selon lui, le traitement pourrait être disponible avant la fin de l’année, à temps en cas de nouvelle offensive hivernale du Covid-19 qui, surgi en Chine à la fin de l’an dernier, a déjà contaminé 4,5 million de personnes dans le monde, dont plus de 316.000 mortellement.

Avant même tout symptôme, les malades du Covid-19 peuvent contaminer les objets

Avant même de développer des symptômes, les patients atteints du Covid-19 peuvent malgré tout déjà contaminer les objets autour d’eux, comme les draps ou les poignées de portes, selon une étude menée par des scientifiques chinois et publiée le 18 mai par les autorités sanitaires américaines. Les chercheurs ont étudié le cas de deux étudiants chinois, rentrés dans leur pays mi-mars et placés en quarantaine dans un hôtel alors qu’ils ne présentaient pas de symptôme. Ils y ont été testés positifs au nouveau coronavirus et transférés le lendemain à l’hôpital. « Les échantillons prélevés sur les oreillers et les draps avaient une charge virale importante« , note l’étude, réalisée notamment par des scientifiques des Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) chinois, et publiée par les CDC américains. Elle démontre selon les auteurs que « les patients pré-symptomatiques ont un rejet de charge virale élevé et peuvent facilement contaminer leur environnement« , ajoutent-ils, conseillant en conséquence de ne pas secouer les draps de patients au moment de les changer et de les laver et sécher soigneusement. Une autre étude publiée début mars et réalisée par des scientifiques d’un centre de recherche Singapour avait déjà montré, à partir de trois chambres de patients en quarantaine, que ceux-ci contaminaient abondamment les surfaces, y compris les fenêtres ou le sol. Mais ces patients présentaient déjà des symptômes.

– En France –


Nette amélioration de la qualité de l’air pendant le confinement

Le confinement a entraîné une forte réduction de la pollution de l’air en France, notamment du dioxyde d’azote, mais moindre pour les particules fines, a indiqué lundi l’Ineris (Institut français de l’environnement industriel et des risques). L’impact moindre sur le niveau des particules s’explique par la présence de sources d’émission non concernées par le confinement, chauffage résidentiel, agriculture, voire poussières naturelles. La baisse s’est en fait amorcée dès le 12 mars, cinq jours avant le début du confinement, « imputable à une première vague de mesures, dont la fermeture des écoles et l’encouragement au télétravail, » relève l’Institut. Inversement, à partir du 11 mai, date de fin du déconfinement, « les deux courbes se rejoignent de nouveau, montrant l’impact immédiat, sur les niveaux de dioxyde d’azote, de la reprise des activités« .

Feu orange des scientifiques pour des municipales en juin

Le Conseil scientifique ne s’oppose pas à la tenue du second tour des élections municipales en juin mais a assorti son avis, rendu public le 19 mai, de vives réserves qui doivent tenir compte de la situation épidémique. Les conclusions rendues par le panel d’experts sont extrêmement prudentes et laissent une large part de responsabilité à l’exécutif. Le Conseil observe que si « la situation sanitaire s’est nettement améliorée par rapport au début du confinement« , il est « difficile d’anticiper une situation incertaine pour les semaines à venir« .  Dans ce contexte, il appelle les autorités à « tenir compte de la situation épidémiologique dans les 15 jours précédant la date décidée du scrutin, ainsi qu’à une surveillance soutenue 15 jours après le scrutin. » Parmi les arguments paraissant plaider pour une tenue du second tour le mois prochain, le fait qu’elle permette de clore le chapitre. Car un report au-delà obligerait les autorités à reprogrammer l’intégralité du scrutin (1er et 2nd tour) dans les villes concernées.

54 salariés infectés par le coronavirus dans un abattoir du Loiret

En Bretagne, dans les Côtes d’Armor, 69 travailleurs d’un abattoir auraient été testés positifs au nouveau coronavirus, rappelle l’AFP. Dans ce contexte, dans le Loiret, à Fleury-les-Aubrais, 54 employés de l’abattoir Tradival auraient également été contaminés par ce virus, a annoncé l’ARS Centre-Val de Loire. D’après Ludovic Paccard, directeur général du groupe Sicarev dont dépend l’abattoir Tradival, des mesures barrière importantes auraient été implémentées dans l’établissement à partir du 23 mars : chaque salarié travaillant en particulier dans les chaînes de conditionnement serait doté de masques en tissu, de blouses ou tuniques, d’une charlotte, d’une capuche, de deux paires de gants superposés, des appareils de mesure de la température corporelle seraient disponibles quotidiennement pour les volontaires. Il semble que ces contaminations ne soient pas liées à la proximité des employés avec la viande : d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des contaminations par des animaux seraient extrêmement rares.

– A l’étranger –


Donald Trump prend de l’hydroxychloroquine à titre préventif

Le président des Etats-Unis Donald Trump a révélé le 18 mai 2020 qu’il prenait de l’hydroxychloroquine à titre préventif contre le coronavirus, au mépris des recommandations des autorités sanitaires américaines. « J’en prends depuis une semaine et demie (…), je prends un comprimé par jour », a déclaré M. Trump lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche qui a suscité de vives réactions dans le monde scientifique et politique. « Vous seriez surpris de découvrir combien de personnes en prennent, en particulier celles qui sont en première ligne. Avant de l’attraper (le virus) », a-t-il assuré. « Cela ne va pas me faire de mal », a-t-il poursuivi. « C’est utilisé depuis 40 ans pour le paludisme (…) Beaucoup de médecins en prennent ». Il s’agit d’une initiative personnelle mais Trump dit avoir obtenu le feu vert du médecin de la Maison Blanche. Interrogée sur CNN, Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a estimé que ce n’était « pas une bonne idée »« Il est notre président et je préférerais qu’il ne prenne pas quelque chose qui n’a pas été approuvé par les scientifiques, particulièrement dans sa catégorie d’âge et, disons, dans sa catégorie de poids, appelée obésité morbide », a-t-elle ajouté. Aucune étude n’a a ce jour démontré une action préventive de l’hydroxychloroquine contre le SARS-CoV-2.

L’Espagne lève l’interdiction des liaisons directes avec l’Italie

L’Espagne a levé aujourd’hui l’interdiction des liaisons aériennes et maritimes directes avec l’Italie qui était en vigueur depuis le 11 mars et a été maintenue tout au long du confinement instauré pour contrer la propagation du nouveau coronavirus. Cette disposition a été publiée dans le bulletin officiel. Les voyageurs en provenance d’Italie devront cependant, comme tous les visiteurs arrivant de l’étranger, respecter une « quatorzaine » obligatoire en Espagne, où l’état d’urgence sanitaire est toujours en vigueur.

L’esplanade des Mosquées à Jérusalem va rouvrir

Après deux mois de fermeture liée à la pandémie de Covid-19, l’esplanade des Mosquées à Jérusalem rouvrira après l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du ramadan et prévue ce week-end, a annoncé aujourd’hui l’organisme gérant les lieux saints musulmans dans la Ville sainte. « Le conseil du Waqf a décidé de lever l’interdiction pour les fidèles d’entrer dans la mosquée al-Aqsa après les célébrations de l’Aïd el-Fitr« , a indiqué cet organisme dans un communiqué, ajoutant qu’il allait annoncer plus tard les modalités de réouverture. Au début de la pandémie, la mosquée Al-Aqsa avait été fermée par le Waqf mais les fidèles avaient été autorisés à prier en plein air, sur l’esplanade. Le directeur de la mosquée, cheikh Omar Al-Kisswan, a dit à l’AFP espérer qu’il n’y aurait pas de restrictions concernant le nombre de fidèles pouvant accéder à l’esplanade, troisième lieu saint de l’islam.

Avec AFP

RÉFLEXES

Les bons gestes pour se protéger

Se laver les mains très régulièrement à l’eau et au savon (au moins 20 secondes) ou à défaut au gel hydro-alcoolique, à chaque arrivée dans un nouveau lieu.

Ne pas rendre visite aux personnes âgées pour éviter de les contaminer, ni aux personnes souffrant déjà d’une autre maladie.

Se tenir à 1-1,50 mètre de distance lors des déplacements obligatoires.

Ne pas serrer la main ou faire la bise pour se saluer.

Tousser ou éternuer dans l’intérieur de son coude.

Que faire en cas de suspicion d’infection ?

Les recommandations sont ainsi formulées sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé :

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15.

Pour des questions non médicales, appeler le numéro vert Coronavirus au 0 800 130 000 (gratuit, 7 jours sur 7, 24h sur 24).

Déplacements

Les déplacements sont désormais autorisés sans limite de distance à condition qu’ils soient effectués au sein d’un même département. Sinon, ils devront rester inférieurs à 100 kilomètres. Pour se rendre au-delà de cette distance, il faudra se munir d’une attestation justifiant du caractère familial ou professionnel impérieux du déplacement.



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