#coronavirus


RÉFLEXES

Les bons gestes pour se protéger

Se laver les mains très régulièrement à l’eau et au savon (au moins 20 secondes) ou à défaut au gel hydro-alcoolique, à chaque arrivée dans un nouveau lieu.

Ne pas rendre visite aux personnes âgées pour éviter de les contaminer, ni aux personnes souffrant déjà d’une autre maladie.

Se tenir à 1-1,50 mètre de distance lors des déplacements obligatoires.

Ne pas serrer la main ou faire la bise pour se saluer.

Tousser ou éternuer dans l’intérieur de son coude.

Que faire en cas de suspicion d’infection ?

Depuis cette date, les recommandations sont formulées ainsi sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15.

Pour des questions non médicales, appeler le numéro vert Coronavirus au 0 800 130 000 (gratuit, 7 jours sur 7, 24h sur 24).

Déplacements

Les déplacements sont interdits sauf dans quelques cas, à savoir : déplacement de son domicile à son lieu de travail si le télétravail n’est pas possible, les achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés, se rendre chez le médecin, se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider des personnes vulnérables et pratiquer une activité sportive individuelle. Pour tous ces déplacements, il faudra se munir d’une attestation. Il est désormais nécessaire de préciser sur ce document l’heure à laquelle on a quitté son domicile.

Mise à jour de 19h30 : Depuis le ministère de la Santé à Paris, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, s’est exprimé sur le nombre de cas Covid-19 en France. Actuellement, 32.964 cas sont confirmés. 15.732 personnes sont hospitalisées dont 3787 en réanimation. On dénombre 1995 décès soit 299 de plus en 24h. 5700 personnes sont désormais considérées comme guéries. M. Salomon a tenu à applaudir « les transferts de malades graves » et à saluer la solidarité entre régions.

– Info du jour –


Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la prolongation des mesures de confinement pour au moins deux semaines supplémentaires. La date de la fin du confinement est donc désormais (et pour le moment) le 15 avril 2020.

Sciences


La chloroquine contre le Covid-19, pas plus efficace qu’un traitement classique ?

Publiée par le journal de l’université du Zhejiang le 6 mars, une étude chinoise s’est intéressée au cas de 30 patients atteints par le Covid-19. La moitié d’entre eux a pris de l’hydroxychloroquine, un antipaludéen dont l’utilisation fait débat en ce temps de pandémie. Après sept jours de traitement, 13 des 15 patients traités ont été testés négatifs au virus. Pour le groupe qui n’était pas sous hydroxychlororquine, ce chiffre était de 14. Et le temps médian pour guérir était similaire pour les 30 participants, tous atteints de formes modérées. Cependant, cette étude diffère trop de celle de Didier Raoult, fervent promoteur de la chloroquine, pour créer une véritable comparaison. Par exemple, les doses d’hydroxychloroquine administrées sont plus faibles chez les Chinois. En outre, le faible nombre de participants ne permet pas de conclure.

Les Académies de médecines et de pharmacies donnent leur avis concernant l’utilisation de l’hydroxychloroquine

Dans un communiqué, les Académies de médecines et de pharmacies ont mis en garde contre l’utilisation de l’hydrochloroquine dans le cadre de la pandémie de Covid-19. « Au vu des données actuelles de la science » elles estiment que « la démonstration de l’efficacité clinique de l’hydroxychloroquine n’est pas faite à ce jour« , notent-elles. Même si elles affirment prendre en considération cette option et recommandent la tenue d’essais cliniques, elles considèrent « que la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante et dont la maladie n’est plus une virose stricto sensu mais une défaillance pulmonaire« . Elles attendent notamment les résultats de l’essai européen baptisé Discovery qui devrait tester l’efficacité de l’hydroxychloroquine et elles s’inquiètent de l’achat, même sur Internet, d’hydroxychloroquine par des personnes non atteintes.

De nouvelles études démontrent une vulnérabilité de certains enfants au Covid-19

Jeudi 26 mars 2020, lors de son point presse quotidien, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé la mort d’une jeune fille de 16 ans du coronavirus à Paris, faisant d’elle la plus jeune victime française de la pandémie. Chez cette jeune fille, le virus a été particulièrement agressif ce qui remet en question l’idée selon laquelle il n’est mortel que pour les personnes fragiles ou âgées. Ainsi, à mesure que les nombres de personnes infectées et de morts augmentent, les cas de formes sévères de Covid-19 chez de très jeunes sujets, même rares, se multiplient. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « Nous devons nous préparer à la possibilité que les enfants puissent également souffrir d’une forme grave, même si en général, ils y survivent facilement ». Malgré les exceptions, les enfants qui sont habituellement sujets aux infections respiratoires restent bien moins touchés par le Covid-19.

En vidéo, les dommages causés par le Covid-19 dans les poumons

Grâce à la réalité virtuelle, des médecins ont montré l’étendue des dommages (en jaune sur la vidéo ci-dessous) que peut causer le Covid-19 sur des poumons. Les données qui ont permis la création de cette vidéo ont été obtenues auprès d’un patient du Dr Keith Mortman du George Washington University Hospital, aux Etats-Unis. « La technologie VR permet à l’équipe médicale de voir dans les poumons du patient. Ce qu’ils ont vu est préoccupant« , relate sur son site l’hôpital. « Il y a un contraste si frappant entre le poumon anormal infecté par le virus et le tissu pulmonaire adjacent plus sain, a déclaré le Dr Mortman. Et c’est un tel contraste que vous n’avez pas besoin d’avoir un doctorat pour comprendre ces images. C’est quelque chose auquel le grand public peut jeter un coup d’œil pour vraiment commencer à comprendre la gravité des dommages que cela cause au tissu pulmonaire« . Le médecin s’inquiète aussi de l’état de santé sur le long terme des survivants. La contamination par le Covid-19 pourrait affecter leur capacité à respirer, même une fois guéris.