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Pour la première fois au monde, un bébé est né à partir de la greffe d’un utérus issu d’une donneuse décédée. Une énorme avancée pour la médecine et pour le domaine des transplantations. Explications. 

 

Première mondiale

C’était il y a un peu plus d’un an. Le 15 décembre 2017, à Sao Paolo au Brésil, une femme de 32 ans a donné la vie après avoir reçu une transplantation de l’utérus en 2016. La donneuse, une femme déjà mère de trois enfants, avait offert son corps à la science (son foie, ses reins et son coeur ont également été donnés à des patients).

La receveuse souffrait d’infertilité et a dû suivre un lourd traitement afin de pouvoir recevoir l’organe. En effet, l’immunosuppresseur empêche le système immunitaire de rejeter la greffe. Sept mois après la transplantation, elle donnait naissance à une petite fille qui soufflera bientôt sa première bougie.

L’opération que cette femme brésilienne a subie a fait l’objet d’une étude parue dans le journal The Lancet il y a quelques jours. On sait désormais qu’il est possible de réaliser des transplantation d’utérus de donneuses décédées et mieux encore, que la transplantation peut se faire même si l’organe n’est plus alimenté en sang sur au moins huit heures.

© Pixabay/Sanjasy

 

De nouvelles possibilités

La toute première greffe d’utérus à partir d’une donneuse vivante date de 2014. On compte aujourd’hui 11 bébés nés dans ce même cas de figure, mais cette naissance est la toute première faite à partir d’une donneuse décédée.

Le cas de cette patiente ouvre de nombreuses possibilités. Les médecins savent que les donneuses d’une transplantation d’utérus devaient être exemptes du virus du papillome humain (VPH), de maladie utérine, et avoir mis au monde un enfant. En revanche, on ignorait encore si une transplantation était possible malgré un non-apport en sang.

Le fait d’avoir recours à des donneuses décédées augmente grandement les listes de compatibilité. Cela évitera aussi des opérations à risques, en sachant que ce type de transplantation nécessite quatre à six heures d’opération chirurgicale, des semaines de convalescence, la perte définitive (pour la donneuse) de son utérus et des risques d’infection liés au système immunitaire.

©Pixabay/sasint



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