L’engouement pour l’intelligence artificielle ne s’arrête pas aux voitures autonomes, aux maisons connectées ou aux drones livreurs de médicaments : il touche aussi l’industrie du sexe. L’incontournable magnat des poupées sexuelles Matt McMullen, à la tête d’Abyss Creations, compte bien détourner ces formidables avancées technologiques pour littéralement « donner vie » à ses mannequins en silicone…

 

Harmony, le sexe 3.0

Présentée à l’orée de l’année 2017 par son concepteur Matt McMullen, Harmony n’est pas une vulgaire poupée sexuelle : c’est LA poupée sexuelle. Équipée d’un vagin auto-lubrifiant détachable que l’on peut nettoyer au lave-vaisselle, quelque part entre 2 tasses de thé, et d’une intelligence artificielle (IA) parfaitement rodée, elle a l’ambition de devenir « la fille dont vous avez toujours rêvé ». Ses capteurs sensitifs reliés à son IA lui permettent de réagir aux mouvements impulsés par son partenaire – enfin… propriétaire – en gesticulant, et en émettant divers sons… Et s’il s’y prend suffisamment bien, elle peut même avoir un orgasme !

Mais Harmony, pour aussi réaliste et plaisante à regarder qu’elle soit, demeure un robot à l’utilisation extrêmement basique : elle ne peut ni marcher, ni disserter sur le sens de la vie – bien qu’elle puisse parler cinéma et littérature – ni faire semblant de s’intéresser à vos problèmes… Malgré ses nombreuses expressions faciales, ses petits clins d’oeil coquins et ses délicieux mouvements de tête, elle n’en demeure pas moins un objet sexuel, destiné à assouvir toute une panoplie de besoins physiques primaires. Une partenaire de choix ultra-personnalisable dont le prix peut varier de 10,000 à 15,000 euros.